Gaz traceur : la méthode de référence pour les fuites enterrées et discrètes
Quand une fuite ne fait pas de bruit, ne chauffe rien et ne laisse aucune flaque, il reste un moyen fiable de la trouver : envoyer dans la conduite un gaz qui ressortira par la fuite. Nos équipes l’utilisent chaque semaine, des jardins du Pays basque aux allées des résidences bordelaises.
Un gaz léger qui trouve son chemin
Nous injectons dans la canalisation vidée un mélange d’azote et d’hydrogène. L’hydrogène, la plus petite molécule qui existe, s’échappe par la moindre fissure et remonte à travers la terre, le sable, le béton ou le carrelage.
Le technicien parcourt ensuite le tracé avec une sonde reliée à un détecteur très sensible. Là où la concentration est la plus forte, se trouve la fuite.
- Efficace sur tous les matériaux : cuivre, acier, PER, PE, PVC
- Adapté aux fuites très faibles
- Fonctionne sous terre, sous dalle et sous enrobé
- Gaz neutre, sans danger pour les occupants

Les cas où le gaz traceur fait la différence
Branchement d’eau enterré
Entre le compteur et la maison, sous la pelouse, l’allée ou le parking.
Canalisations sous dalle
Réseaux noyés dans le béton d’une maison de plain-pied ou d’un rez-de-chaussée.
Canalisations de piscine
Lignes d’aspiration et de refoulement passant sous la plage ou la terrasse.
Fuites intermittentes ou très faibles
Celles qui font tourner le compteur lentement, sans bruit audible.

Une intervention en cinq temps
Isoler la canalisation
Fermeture des vannes et vidange du tronçon à contrôler.
Injecter le gaz
Le mélange est introduit à basse pression par un robinet ou un raccord existant.
Laisser migrer
Quelques minutes suffisent pour que le gaz atteigne la surface au droit de la fuite.
Sonder le tracé
La sonde balaie le sol ou le revêtement ; le détecteur indique le point de concentration maximale.
Marquer et remettre en eau
Repère au sol, photos, puis rinçage et remise en service du réseau.
Gaz traceur et autres méthodes
| Critère | Gaz traceur | Écoute électroacoustique |
|---|---|---|
| Tuyaux en plastique | Très efficace | Plus délicat, le son se propage mal |
| Fuite très faible | Détectée | Souvent inaudible |
| Coupure d’eau | Nécessaire | Non, le réseau reste sous pression |
| Sols bruyants (route, pompe) | Non concerné | Peut gêner la mesure |
Les deux méthodes se complètent : l’écoute permet souvent de délimiter une zone, le gaz traceur de la préciser.
Gaz traceur : vos questions
Le gaz traceur est-il sans danger pour la maison et l’eau potable ?
Oui. Le mélange utilisé, 95 % d’azote et 5 % d’hydrogène, n’est ni toxique ni inflammable à cette concentration. Il ne laisse aucun résidu dans la canalisation, qui est rincée et remise en eau à la fin de l’intervention.
Faut-il couper l’eau pendant le test ?
Oui, le temps de l’intervention. La canalisation concernée est isolée et vidangée pour que le gaz puisse y circuler. Comptez en général une à trois heures de coupure selon la longueur du réseau.
Le gaz traverse-t-il le béton ou l’enrobé ?
Il traverse la plupart des revêtements, car l’hydrogène se faufile dans les joints, les fissures et la porosité des matériaux. Sur une dalle très étanche, nous pouvons percer de petits trous de quelques millimètres pour faciliter la mesure.
Peut-on trouver une fuite très faible ?
C’est justement le point fort de cette méthode. Le détecteur repère quelques parties par million d’hydrogène : il trouve des fuites trop discrètes pour être entendues à l’écoute acoustique.
Un compteur qui tourne et aucune trace d’eau ?
Le gaz traceur est souvent la réponse. Nos techniciens interviennent autour de Bayonne, Pau et Bordeaux.